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mercredi 7 juillet 2010

Intermuse. Jeux sur les musées et monuments

Intermuse
Je cherche des critiques à propos de ces jeux sur des musées et monuments d'Europe (Belgique, Roumanie, Bulgarie, Turquie). Ces jeux ont été créés par des élèves de l'enseignement secondaire pour des élèves de l'enseignement secondaire.
Mais l'avis d'adultes nous intéresse aussi.

mardi 8 juin 2010

Intermuse. Conclusions.

IV. Conclusions
1. Inter-musées. Un réseau de visiteurs
Inter-muse, c’est aussi un appel à développer les relations entre musées. On voit à l’entrée de la plupart des musées, un présentoir avec les folders de nombreux lieux touristiques du pays. Il existe de nombreux réseaux. Dans l’esprit d’Intermuse on plaide pour le développement de collaborations entre visiteurs et particulièrement entre visiteurs scolaires. Collectage de feuilles de présentations, de rapports d’enseignants et d’élèves…
Ce pourrait être un complément des dossiers pédagogiques, souvent excellents, réalisés par le personnel des musées avec la collaboration des maîtres.
Réseau de veille aussi. Des sentinelles pour repérer tout ce qui peut aider l’éducation scolaire et l’éducation à tous les âges de la vie.
2. Des échanges
L’outil informatique favorise évidemment les échanges. Échanges de commentaires, traductions, suggestions d’animations, … Partage aussi de revendications sociales : accès aux handicapés, jour mensuel d’accès gratuit, création d’outils de visites pour une compréhension vers les peu scolarisés, les analphabètes ou les illettrés.
3. Inter aussi inter-générationnel
Inter comme intergénérationnel. Une émergence dans notre société et sans doute dans tous les pays : la place des aînés dans le public des musées. Et les visites changent de sens. Elles sont de moins en moins une façon d’occuper une vieillesse de plus en plus longue, ou de compléter une formation que les aléas de l’existence ont laissée en friche. De plus en plus les aînés, les seniors veulent rester socialement utiles.
Il y a là tout un gisement de bonnes volontés efficaces. Il faut éviter que les anciens ne prennent les emplois des salariés de l’ « entreprise musée ». Les restrictions budgétaires des États face à la crise incitent plutôt à des scénarios optimistes. L’apport de volontaires peut avoir un impact non négligeable sur l’équilibre financier des institutions culturelles et donc sur les possibilités d’engagement ou au moins de maintien. Il convient que ces personnes soient défrayées, pour leurs déplacements, leurs formations, afin que leur travail ne les fragilise pas. Pour une bonne part cela pourrait aussi prendre de la forme de gratuité d’accès à l’intérieur d’un réseau. Il importe de bien réguler les termes de l’échange.
4. Intermuse comme « muses »
Dans la culture de la Méditerranée orientale, cet espace de passé et d’avenir qui fut le centre de gravité du projet Intermuse, les Muses étaient des déesses. Hésiode, fils d’un habitant d’Anatolie, mais immigré en Grèce, les a extraordinairement mises en scène.
Selon Pausanias elles étaient trois :
Aédé, la « voix »,
Mélété, la « méditation »
Mnémé, la « mémoire ».
Les musées ne sont-ils pas, en suivant le livre d’André Malraux, « les voix du silence » ? Lieux de méditation sur la vie et maisons de mémoire ?

Ensuite dans la tradition les muses devinrent neuf, filles nées de folles nuits d’amour entre Zeus et Mnémosyne :
Clio, muse de l'histoire;
Euterpe, muse de la musique;
Thalie, muse de la comédie;
Melpomène, muse de la tragédie;
Terpsichore, muse de la danse;
Érato, muse de l'élégie;
Polymnie, muse de la poésie lyrique;
Uranie, muse de l'astronomie;
Calliope, muse de l'éloquence.

Chacune d’elles mérite sa place dans un Musée vivant et lors de la « Museum Night Fever » de Bruxelles, au début mars 2010, toutes étaient présentes à leur manière aux Musées d’Art et d’Histoire du Cinquantenaire. Alliance de la dynamique muséale et de l’enseignement. Les halls du passé devenaient en cette nuit fiévreuse, espaces magiques de présentation de modèles créés par une Haute École de stylistes, déambulation sur des sentes de patchwork, déclamations poétiques, évocation du passé, … Entre le musée et le spectacle il n’y avait même plus l’épaisseur d’un rideau.
Puisse cette harmonie inspirer les parcours scolaires dans les musées !

Hélas ! dans les souvenirs de l’enfance, les Musées ont souvent été marqués par le signe de la contrainte. Suivre le guide, ne pas s’asseoir, ne pas regarder ce qu’on n’a pas désigné. La fantaisie est bridée, la Muse est muselée.

Boileau le dit dans son Art poétique :
Enfin Malherbe vint, et le premier en France,
Fit sentir dans les vers une juste cadence :
D'un mot mis à sa place enseigna le pouvoir,
Et réduisit la Muse aux règles du devoir.

Qu’Intermuse soit un chemin vers une Muse libérée, aux couleurs vives de l’interculturalité.

Intermuse. Propositions pédagogiques pour les visites de musée.

Quels personnages ?

Au centre du projet Intermuse il y a l’élève. C’est son point de vue qui sera adopté pour les propositions pédagogiques. Beaucoup de travaux portent sur le travail professionnel du muséographe ou de muséologue, et des collaborateurs professionnels des musées.
Ici on a fait l’exercice de rechercher le point de vue du « muséonaute », pédestre et/ou numérique. C’est lui qui de plus en plus souvent construit son parcours original dans le musée. On prédit qu’avec l’évolution des outils informatiques il créera un jour son musée.
Le web classique, le Web 1, partait du producteur de pages informatiques qui étaient proposées comme telles au lecteur. Depuis 2003 et plus largement depuis 2005, on parle de web 2.0, plus interactif, où l’utilisateur peut nourrir lui-même des sites. Dans le domaine documentaire, wikipedia représente un exemple significatif. Une encyclopédie rédigée, validée et corrigée par ses lecteurs. Avec ses failles bien sûr, puisqu’on pourrait assez facilement introduire une œuvre ou un personnage historiquement inexistant. On a pu parler de science citoyenne, mais il faut bien sûr être prudent avec ce terme.
La valse des chiffres des webs ne s’arrêtera pas de sitôt. On explore le web 3.0, sémantique. Le web 4.0 intègrerait des techniques comme la réalité augmentée. La perception basique de la réalité pourrait être augmentée en temps réel par des images virtuelles qui donneraient des indications complémentaires. Par exemple pour une œuvre d’art, une fiche indiquant les caractéristiques de l’œuvre se superposerait à la vision de l’œuvre. Joël de Rosnay imagine déjà un web 5.0 qui réunirait le monde du web et celui de notre être biologique. Un monde fascinant et affolant où par des capteurs biologiques voire la lecture directe dans le cerveau humain les objets muséaux interagiraient avec le corps du visiteur. C’est de la science – fiction mais toutes les techniques servant à sa mise en place existent déjà dans les laboratoires.
Pour alimenter les fantasmes, que se passerait-il dans un musée où passant devant un objet le visiteur serait identifié grâce à ses caractéristiques biométriques, à son visage, ou simplement grâce à sa tablette numérique il se verrait proposer des commentaires en fonction de son profil ? On sait que celui-ci est stocké dans les ordinateurs de Google, Yahoo ! et des autres. Le visiteur pourrait susciter par la pensée ou par des moyens plus classiques l’appel à la présentation d’autres œuvres, du même auteur, de la même époque, d’un histogramme de couleurs comparables, d’une organisation de formes semblables… L’essentiel des données (profil personnel, reconnaissance des visages, mots-clés ou tags, géolocalisation, … existe aujourd’hui sur Picasa.
Un univers terrifiant mais les élèves comme les enseignants doivent se préparer aux futurs possibles.
Dans l’initiation aux connaissances les individus, et particulièrement les jeunes, jouent un rôle de plus en plus central. Ils ont de plus en plus de responsabilités dans la composition de leur paquet de connaissances.
Partir de l’élève c’est aussi prendre en compte ceux qui accompagnent son parcours. Les enseignants, les animateurs des musées, les parents ou les grands-parents..
L’élève visiteur au centre. Ce n’est pas un être isolé mais il appartient à une classe. Cette classe appartient à un établissement scolaire. La classe a peut-être un ou plusieurs projets d’année. L’établissement s’est peut-être donné une charte dans laquelle les bonnes relations avec les autres lieux de culture de la localité sont un enjeu défini.
Dans l’école, à côté des enseignants, d’autres membres du personnel sont sans doute impliqués dans une visite : les documentalistes, ceux qui remplissent une fonction logistique, peut-être des intervenants réguliers (parents, amis, …) pour les activités en dehors de l’école. Derrière les enseignants il faut mentionner ceux qui les ont formé ou les forment, dans l’enseignement supérieur ou lors de recyclages.
Une question : quels enseignants organisent des activités extérieures ? C’est parfois le privilège de professeurs de disciplines artistiques, ou d’éveil (biologie, histoire, géographie et sciences sociales). Pourquoi certains enseignants ne sont-ils jamais des accompagnateurs ?
D’autres professionnels et amateurs contribuent à la réussite d’une visite. Ce sont évidemment des bénévoles issus d’associations, des personnes momentanément sans emploi, des seniors qui veulent garder une vie active et socialement utile.
Cela parait traditionnel mais on revient au rôle de la famille, des frères et des sœurs, des parents et des grands-parents. En interrogeant des visiteurs du dimanche, pas mal de jeunes disaient qu’ils avaient visité le musée dans le cadre scolaire, et qu’ils revenaient un jour de congé avec parents ou grands-parents, pour approfondir, élargir leurs découvertes, participer à des activités, prendre des photos à l’aise…
Dans le musée, il faut considérer la présence de ceux qui ont été à l’origine de la collecte, de la conservation ou de la présentation des objets qu’il a admirés. Archéologues, historiens, artistes, scientifiques… Des représentants de métiers auxquels une visite aura initié. Plusieurs musées ou expositions proposent clairement des fiches de métiers, éveillent des vocations (l’exposition Congo River au Museum Africa de Tervuren (Belgium), l’Archéoforum de Liège en Belgique aussi).
Un groupe d’élèves parcourant un musée est un groupe structuré. Dans la classe se sont organisés des groupes d’affinité qui vont certainement être repérables dans la visite et les pratiques du musée. Chaque élève est déjà repéré par ses petits camarades. Il y le monsieur « je sais tout » qui répond avant tous les autres aux questions de l’animateur. Celui qui a tout vu « c’est comme au Musée de Mexico », « j’ai vu le même avec mes parents à Saint-Pétersbourg à l’Hermitage ». Ou celui qui ne s’intéresse pas aux vieilles choses. Celui qui rit de tout. Ceux qui prennent des notes, mitraillent de leur appareil photo, sont attentifs au détail…
Pourquoi ne pas organiser un groupe à tâche, chargé dans la foulée de la visite, de créer un travail qui relaterait l’expérience : un montage PowerPoint, un dictionnaire des mots utilisés et particulièrement de ceux qui pourraient devenir des « tags », une frise chronologique situant chacun des objets, un petit musée à l’école en écho à celui visité, … ?

jeudi 3 juin 2010

Lalibre.be - Le Musée Magritte a accueilli plus de 535.000 visiteurs

Lalibre.be - Le Musée Magritte a accueilli plus de 535.000 visiteurs
Plus de 535.000 visiteurs ont franchi en un an les portes du Musée Magritte de Bruxelles, lequel avait ouvert le 2 juin 2009. Face à ce succès, le musée a d'ailleurs dû instaurer un système de réservation afin de réguler le flux de visiteurs.

Spipoll pollinisation

Spipoll
Projet de sciences participatives, le SPIPOLL a pour but d’obtenir des données quantitatives sur les insectes pollinisateurs et/ou floricoles en mesurant les variations de leur diversité et celles de la structure des réseaux de pollinisation, sur l’ensemble de la France métropolitaine.